Sans souhaiter faire du catastrophisme, voici un état des lieux de notre planète. Saviez-vous que les ressources naturelles, comme les combustibles fossiles, les minerais et les forêts, disparaissent à un rythme trs rapide.Le WWF (Fonds mondial pour la protection de la nature) signale que 30 % des ressources naturelles terrestres ont été perdues entre 1970 et 1995.

L'état des arbres :

En Afrique, 80 % de la population utiliserait du bois pour cuisiner. De plus, ce continent " connaît le taux de croissance de population et le taux d’urbanisation les plus élevés du monde ", déclare la revue sud-africaine Getaway. De ce fait, la zone entourant certaines grandes villes du Sahel (une large bande de terres semi-arides bordant le sud du Sahara) a été déboisée sur plus de 100 kilomètres à la ronde. Autre exemple, au Brésil, quelque 7 600 entreprises forestières agréées travaillent dans la forêt tropicale. La plupart appartiennent à des conglomérats internationaux prospères. Un acajou rapporte environ 25 euros à une société d’abattage. Mais quand importateurs, revendeurs et fabricants auront prélevé leur part de profit, le même arbre transformé en meuble aura atteint une valeur de 110 000 euros. On comprend aisément que l’acajou soit appelé l’or vert !

La destruction de la forêt tropicale brésilienne a fait couler beaucoup d’encre. Les images satellites permettent de voir que plus de 20 000 kilomètres carrés par an ont été défrichés entre 1995 et 2000. " Autrement dit, toutes les huit secondes, une superficie de forêt de la taille d’un terrain de football disparaît ", s’alarme le magazine brésilien Veja. On signale qu’en 2000 les États-Unis ont à eux seuls importé plus de 70 % des acajous brésiliens.Au Mexique, la moitié des jungles et des forêts ont disparu au cours des 50 dernières années. Aux Philippines, quelques 100 000 hectares sont déboisés. En 1999, on a calculé qu’à ce rythme le pays aurait englouti les deux tiers de ses forêts en dix ans.

L'état du sol

En Chine,en raison de la sécheresse inhabituelle de ces dernières années, les vents sibériens ont arraché aux provinces de l’ouest et du nord-ouest de la Chine des millions de tonnes de sable et de poussière jaunes, dont une partie a été emportée jusqu’en Corée et au Japon. Environ 25 % des terres de Chine sont aujourd’hui désertiques.

Au Brésil, l’érosion emporterait chaque année 500 millions de tonnes de terre arable. Au Mexique, selon le ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles, la dégradation du sol touche 53 % de la brousse, 59 % de la jungle et 72 % des forêts. Au total, conclut un rapport du Programme des Nations unies pour le développement, " ce sont peut-être les deux tiers des terres cultivées dans le monde qui sont concernées par la dégradation des sols. En conséquence, alors que le nombre des bouches à nourrir ne cesse d’augmenter, la productivité agricole décroît rapidement ".

L'eau?

D’après un rapport publié en 2002 dans la revue Time, plus de un milliard de personnes dans le monde ont du mal à se procurer de l’eau potable. En France, c’est la pollution qui est en cause. Elle est de plus en plus préoccupante. " Les rivières françaises sont en très mauvaise santé ", révèle Le Figaro. D’après les scientifiques, l’eau est contaminée par les nitrates contenus dans les engrais agricoles. " Les fleuves français ont rejeté 375 000 tonnes de nitrates dans l’Atlantique en 1999, soit près de deux fois plus qu’en 1985 ", ajoute le journal.

Au Mexique, 35 % des maladies " sont imputables à la dégradation de l’environnement ", signale le journal Reforma. Qui plus est, d’après une enquête du ministre de la Santé, " 1 habitant sur 4 ne dispose pas d’égout ; plus de huit millions trouvent leur eau dans des puits, des rivières, des lacs ou des torrents ; plus de un million d’autres l’obtiennent auprès de camions citernes ". Au Brésil,plus de 50 % des égouts brésiliens se déversent directement dans les cours d’eau, les lacs et l’océan sans subir d’épuration. Il en résulte des pénuries chroniques d’eau potable. Les cours d’eau qui entourent São Paulo, la plus grande ville du Brésil, sont tellement pollués qu’il faut faire venir de l’eau depuis une distance de 100 kilomètres.

En Australie, la pénurie d’eau est principalement due à un phénomène appelé salinisation. Pendant des dizaines d’années, on a encouragé les propriétaires terriens à défricher leurs terres pour les cultiver. Comme moins d’arbres et d’arbustes puisaient de l’eau dans les nappes phréatiques, le niveau de celles-ci s’est élevé, amenant plus près de la surface des milliers de tonnes de sel. " La salinité frappe déjà quelque 2,5 millions d’hectares, constate le CSIRO, un institut de recherche. Ces terres agricoles comptent parmi les plus productives du pays. "

On comprend donc que Yannick Noah ait chanté " il faut changer les choses"

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